Err

Oumar Pène
Oumar Pène

Biographie de Oumar Pène

 

Omar Pène est un artiste sénégalais engagé dans les luttes économiques et sociales de son pays.

En 1989, il créée Afsud-Sénégal (l’Amical des Fans du Super Diamono) afin d'améliorer la vie des Sénégalais. À ses débuts, il était le chanteur favori des jeunes étudiants sénégalais. À présent, il touche toutes les générations dans le monde de la musique africaine.

Il est né en 1956 dans la médina, un quartier de Dakar. Il grandit à Pikine, une banlieue importante de Dakar, sa famille est divisé par lapolygamie qui engendre parfois une inéquité parmi les enfants. Battu par sa marâtre, il s'enfuit à 13 ans de chez lui pour vivre dans la rue. Il est aimé de tous car il participe activement aux projets dans son quartier. Omar est passionné de football et rêve de devenir un grand joueur sans savoir qu'il a une voix particulière...

Il est musulman de la confrérie mouride majoritaire au Sénégal. Leur philosophie est de placer le travail, l'honnêteté, la paix comme des valeurs essentielles dans leur pratique religieuse et dans le quotidien. Cette communauté rassemble les Sénégalais des quatre coins du Sénégal et sert de socle commun afin de ne pas tomber dans l'extrémisme inter-ethnique comme malheureusement dans certains pays africains qui connaissent des guerres internes.

Il est un chanteur engagé et dénonce la corruption, passe des messages auprès de la jeunesse. Il reprend le rôle des griots de son enfance mais a voulu adapter la musique traditionnelle à la jeunesse. Son style impregné de m'balax, sabar (percussions), world-jazz, etc. a profondément influencé la musique ouest africaine et il a internationalisé l'« Afro-feeling ».
Oumar Pene et le Super Diamono, la legende

Oumar PENE et le Super Diamono constituent une référence pour des générations de mélomanes et d’artistes. Ils ont fini par marquer de leur empreinte la musique sénégalaise.

Ils ont apporté une contribution considérable et indélébile dans l’évolution d’une musique moderne au Sénégal. L’introduction de percussions traditionnelles (sabars), de la batterie et du clavier importé de la musique occidentale, fut déterminant dans ce qui allait devenir le Mbalax. Alors que le Sénégal était envahi par cette «vague» de musiques venue de la cuba, artistes, chanteurs et musiciens reprenaient, sans effort imaginatif, tous les tubes qui inondaient le marché local. 

A l’instar de Ifan Body de la Gambie et de Xalam 1 et plus tard de Xalam 2, venait de naître un nouvel esprit, une nouvelle conviction d’une musique forte, enracinée, mais qui se voulait ouverte artistiquement. Celle du Super Diamono. Elle valorise la pluralité du patrimoine culturel sénégalais à travers un mélange détonnant baptisé « Afro Feeling ». Une musique intelligente qui parvient à lier l’utile et l’agréable. Son sens et sa vocation n’ont jamais varié : « instruire et plaire ». 

Le Super Diamono a réussi ce pari, malgré tous les aléas, malgré toutes les turbulences de leur itinéraire, malgré le scepticisme des autres.Ce pari, ils l’ont réussi grâce à la volonté et la perspicacité de ses hommes : de véritables génies créateurs qui ont pour nom feu Adama FAYE, Bailo DIAGNE, Lamine FAYE, Bob SENE… 

Il s’y ajoute la singularité de la voix d’Oumar PENE et surtout grâce à la force de ses textes, parfaitement en phase avec les préoccupations socioculturelles des populations. 

La musique allait sortir des sentiers battus et des carcans sectaires (castes). Elle devient un art tout court. Chanter devient dorénavant, l’apanage de ce qui avaient en eux l’étoffe d’un artiste et non plus seulement ceux-là se réclamant griots. C’est ce qui fonde sans doute le caractère d’Oumar PENE et de ses potes, réputés révolutionnaires et rebelles. La réputation d’avoir un public perpétuellement jeune et singulier n’est pas étonnante.

La musique de ce groupe pose les problèmes de la société et contribue à trouver des solutions. Elle répond au mal vivre des populations et leurs apporte épanouissement et bien être. A l’instar de la musique afroanglosaxon (Féla), le Super Diamono, reste un groupe de conviction, un groupe engagé, qui a pleinement joué son rôle d’avant-gardiste dans une période néo-coloniale. 

De même, face aux crises économiques frappantes dans lesquelles les pays en développement sont plongés et à l’évolution grandissant du secteur de la musique au Sénégal, de nombreuses initiatives, certes discrètes, se sont opérées par le montage de structures de production et de management pour répondre à la demande de l’emploi.

On peut noter aussi la création de la fondation Oumar PENE destinée à l’enfance et l’implication communautaire de l’AFSUD SENEGAL (Amicale des fans du Super Diamono) composée de plus 100 milles membres actifs pour le développement socioculturel des jeunes et des quartiers. 

C’est ce groupe, avec ses composantes d’hier à aujourd’hui, trentenaire, qui est célébré pour rendre hommage à sa vision d’une musique vivante et capable de traverser toutes les générations et les frontières. 

Aujourd’hui le flambeau est porté haut par une jeune relève incarnée par le prodige Papa Dembel à la Basse, le génie d’Ousmane SOW au piano et l’innommable Doudou CONARE à la Guitare.